Salut, c’est Guillaume.
Dans le dernier épisode, je promettais de revenir avec un test précis sur l’onboarding de Sam Tennis. Je ne m’attendais pas à ce que la vraie bascule vienne d’ailleurs.
Le 7 octobre, Sam a accueilli 32 nouveaux joueurs. Une journée normale : une trentaine par jour depuis la rentrée. Le 8 octobre, 73. Le lendemain, 127. Puis, du 16 au 18 octobre, plus de 250 chaque jour.
Ce qui a changé, c’est mon contenu sur Instagram et TikTok.
Pour la première fois, j’ai l’impression d’avoir trouvé mon Content Market Fit. Voici comment j’y suis arrivé, comment je fabrique ces vidéos, et ce que disent les chiffres.
01 LE CARNET / 1 MIN
Le Content Market Fit, c’est quoi pour moi
Tout le monde connaît le Product Market Fit : le moment où ton produit répond à un vrai besoin et où les utilisateurs arrivent presque seuls.
Le Content Market Fit, c’est la même idée appliquée au contenu. Un format que ton marché a envie de regarder, de partager, et qui l’amène vers ton produit. Pas une vidéo qui explose une fois par chance : un format qui marche vidéo après vidéo.
En janvier, je n’y étais pas. Dans le Build in Public #8, je racontais mes 150 000 vues pour une trentaine de téléchargements. Mes vidéos virales faisaient des vues sans donner envie de l’app. Celles qui parlaient de Sam donnaient envie, mais presque personne ne les voyait. Je concluais qu’il fallait trouver le curseur entre divertir et vendre.
Ce curseur, je crois l’avoir trouvé : du contenu qui t’apprend quelque chose sur le tennis. Exactement ce que Sam fait dans l’app.
Le meilleur contenu pour faire connaître Sam, c’est un morceau de ce que Sam fait déjà : t’aider à mieux jouer.

02 LE CARNET / 1 MIN
D’abord les carrousels, puis la tactique en mouvement
Le changement s’est fait en deux temps, et les nouveaux joueurs ont suivi le même rythme.
Les carrousels illustrés. Avant les vidéos, je publiais des carrousels dessinés sur des questions que se posent tous les joueurs de club : « J’ai les points pour passer 30 ? », le sac à préparer la veille d’un match, les idées reçues sur le classement, le premier tournoi. Ils faisaient de 2 000 à 6 300 vues, ce qui marchait déjà bien pour moi. La première marche des installations, le 8 octobre, date de cette période.
Les vidéos QI Tennis. Le 13 octobre, j’ai publié la première vidéo de tactique en motion design, dans une série baptisée QI Tennis : un terrain vu de haut, la balle, toi, et une idée de jeu par vidéo. Sept vidéos plus tard, elles font toutes plus de 13 000 vues, et jusqu’à 104 000. La deuxième marche, à plus de 250 nouveaux joueurs par jour, est arrivée trois jours après la première vidéo.
Les deux qui ont fait le plus de vues :
Deux vidéos QI Tennis : le décalage en coup droit (104 000 vues sur Instagram) et la volée (77 700), au 20 octobre.
03 LE CARNET / 1 MIN
Comment j’ai trouvé le format
Avec Opus 5.5, j’avais fait quelques essais de motion design dans Claude Code. Intéressant, sans plus. Il me manquait la méthode.
Elle est venue en deux déclics.
Le premier déclic : voir ce qui est possible. Je suis tombé sur une vidéo Instagram qui montrait ce qu’on pouvait faire en motion design avec Opus 5.5. J’ai récupéré le guide en PDF qui l’accompagnait. Honnêtement, il ne m’a pas appris grand-chose : il parlait d’Hyperframes, que j’avais déjà installé pour mes vidéos /brag, d’effets sonores, et proposait quelques exemples. Peut-être que la vidéo avait été retouchée en post-production, je n’en sais rien. Peu importe : elle m’a fait comprendre que ce rendu était à ma portée.
Le second déclic : trouver le format. Ensuite, je suis tombé sur un compte Instagram en anglais qui publiait des vidéos de tennis en motion design. Trois vidéos à peine, mais des milliers de vues et des centaines de likes. Le format plaisait aux joueurs, et j’ai adoré le concept.
04 LE CARNET / 1 MIN
Comment je fabrique les vidéos
Je n’ai pas écrit un de plus. J’ai monté un petit atelier.
- Un agent qui connaît l’app. Dans Claude Code, un agent dédié travaille dans le dossier de Sam Tennis, avec accès à tout le code. Il voit tout le contexte : ce que fait chaque écran, comment Sam parle, quelles sont ses couleurs.
- Un dossier « Motion ». J’y ai déposé les guides PDF et les exemples de vidéos du compte anglais, avec une consigne simple : c’est ça que j’aime, fais-le pour Sam Tennis, avec la patte de Sam. Ses couleurs, sa charte graphique et sa voix française.
- Le son avec ElevenLabs. Une clé ElevenLabs dans ce dossier permet à l’agent de générer la voix de Sam, les effets sonores et la musique. Je raconte comment j’ai créé la voix de Sam sur ma page ElevenLabs.
- Les scripts à deux. Claude m’a proposé des exemples de scripts, et on les a retravaillés ensemble, surtout l’accroche.
- Le rendu avec Hyperframes. L’agent écrit l’animation en code, et Hyperframes la transforme en vidéo.
Résultat : une dizaine de vidéos en une petite heure. Ce sont elles qui alimentent aujourd’hui les comptes de Sam Tennis.
La dernière sortie de l’atelier : le smash, avec la voix de Sam et ses effets sonores générés par ElevenLabs.

05 LE CARNET / 3 MIN
Ce que disent les chiffres
Sur Instagram et TikTok
Sur les 30 jours qui se terminent le 18 octobre, Instagram affiche 290 430 vues, en hausse de 491 %, et 87 038 comptes touchés. Les Reels font 180 000 vues, presque toutes auprès de gens qui ne me suivaient pas. Les vues quotidiennes tournaient autour de 5 000 fin septembre. Le 18 octobre, elles approchent 40 000.
Sur TikTok, du 20 septembre au 17 octobre : 190 400 vues, en hausse de 1 156 %, avec 4 000 j’aime, 332 commentaires et 360 partages.
Le détail par format est encore plus parlant :
| Format | Exemples | Vues par publication |
|---|---|---|
| Tactique en motion design (QI Tennis) | Le décalage en coup droit, la volée, la montée au filet | de 13 700 à 104 000 |
| Carrousels illustrés | Passer 30, le sac de la veille de match, les idées reçues sur le classement | de 2 000 à 6 300 |
| Sam qui parle de Sam | « Moi, c’est Sam », la présentation de l’app, les avis | de 740 à 4 900 |
Quand Sam parle de lui, même en motion design, il plafonne à 4 900 vues. Quand il t’apprend quelque chose sur le tennis, c’est de 13 700 à 104 000. Et ces vidéos circulent : plus de 100 partages pour quatre d’entre elles au 19 octobre. Les joueurs se les envoient.
Dans l’app
Les vues ne valent rien si personne n’installe l’app. Voici ce que montre RevenueCat, semaine par semaine :
| Semaine | Nouveaux joueurs | Essais lancés | Nouveaux abonnés payants | Chiffre d’affaires brut |
|---|---|---|---|---|
| 14 au 20 sept. | 249 | 13 | 6 | 227 € |
| 21 au 27 sept. | 254 | 14 | 7 | 234 € |
| 28 sept. au 4 oct. | 221 | 18 | 5 | 194 € |
| 5 au 11 oct. | 512 | 27 | 13 | 302 € |
| 12 au 18 oct. | 1 361 | 84 | 28 | 675 € |
Le chiffre d’affaires est brut : avant la commission d’Apple et de Google, et avant la TVA.
En une semaine, par rapport aux trois précédentes : 5,6 fois plus de nouveaux joueurs et d’essais, 4,7 fois plus d’abonnés payants, 3 fois plus de chiffre d’affaires.
Côté abonnés, Sam compte 86 abonnements payants actifs le 18 octobre, contre 47 le 4 octobre et 15 début juillet. Et le chiffre d’affaires a changé d’échelle :
Avant la commission des stores et la TVA.
Les essais gratuits concernent l’abonnement annuel. Sur les 27 essais lancés du 5 au 11 octobre, 15 sont devenus payants. Les 84 essais lancés la semaine suivante se terminent ces jours-ci. Je donnerai leur taux de conversion au prochain épisode.
Un dernier repère. En janvier, il me fallait environ 5 000 vues pour un téléchargement. Sur les 30 derniers jours, environ 200. Tout ne vient pas du contenu : un peu de publicité tourne aussi, très minoritaire, et Sam existe maintenant sur Android. Mais l’écart est énorme.
POUR LES CURIEUXPourquoi je ne parle pas de MRR ?
Sur une app mobile, beaucoup d’abonnés choisissent l’annuel. RevenueCat étale ces 39,99 € sur douze mois dans le MRR : 3,33 € par mois. Et plus d’un abonné sur trois coupe le renouvellement automatique, souvent juste après l’achat, par peur d’oublier. Il garde son accès jusqu’au bout de sa période, mais ne renouvellera peut-être pas. Le chiffre d’affaires et le nombre d’abonnés me disent mieux où j’en suis.
06 LE CARNET / 1 MIN
Ce que la vague met à l’épreuve
L’onboarding tient. Sur les sept derniers jours, 79 % des nouveaux joueurs terminent l’onboarding, en 5 min 35 s en médiane, d’après PostHog. Pour un afflux pareil, c’est rassurant.
La rétention, je la surveille. Les nouveaux venus ne sont pas tous des joueurs réguliers : certains découvrent Sam par curiosité, après une vidéo. La cohorte arrivée la semaine du 4 octobre a fait mon record de rétention à une semaine : 29 %. Pour celle de la vague, arrivée la semaine du 11 octobre, il faut attendre la fin de sa deuxième semaine pour avoir un chiffre fiable. Je le donnerai au prochain épisode.
Le paiement. Sur la dernière semaine, un peu moins d’une personne sur deux qui lance un achat va au bout. C’est mon prochain point à vérifier : des fenêtres de paiement d’Apple refermées, ce qui est courant, ou de vraies erreurs.
Android. La part d’Android parmi les nouveaux joueurs est passée de 7 % à 29 % en une semaine. En janvier, Sam n’existait que sur iPhone. Aujourd’hui, presque un nouveau joueur sur trois arrive par Android.
La France d’abord. 93 % des nouveaux joueurs viennent de France. La Belgique commence à arriver, avec 28 nouveaux joueurs la semaine du 12 octobre, au moment où je prépare justement le chantier belge.
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La suite
La 3.3.0, sortie le 19 octobre. Sam se connecte à ta montre et à Apple Health : chaque joueur retrouve ses propres données de séance. C’est une vraie raison de revenir. Je vais suivre combien de nouveaux joueurs connectent leur montre dans leur première semaine, et si leur rétention est meilleure.
Les fins d’essai. La vague d’essais lancés mi-octobre arrive à échéance. Une piste : un rappel avant la fin de l’essai, avec ce que le joueur a déjà fait dans l’app.
Continuer la série. L’agent sort une dizaine de vidéos en une heure. Je continue QI Tennis, une idée de jeu par vidéo.
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Ce que je retiens
- Le contenu qui aide bat le contenu qui vend. Ma vidéo où Sam se présente, dans le même style que les autres, fait 4 900 vues. Celles qui t’apprennent quelque chose sur le tennis en font de 13 700 à 104 000, et elles amènent des joueurs dans l’app.
- Un bon exemple vaut mieux qu’un long guide. Trois vidéos d’un autre compte m’ont plus appris que le PDF.
- Un agent qui connaît le produit fait des vidéos justes. Comme il voit tout le code de Sam, ses vidéos parlent de l’app avec ses mots, ses couleurs et sa voix.
- Les vues ne suffisent pas. En janvier, j’avais déjà 150 000 vues. Cette fois, je regarde les nouveaux joueurs, les essais et les abonnés, et c’est là que la différence se voit.
Si tu joues au tennis, tu peux découvrir Sam Tennis et suivre ses vidéos sur Instagram et TikTok. Les autres épisodes sont dans le journal Build in Public.
À très vite,
Guillaume





